Sans transition, jungle et désert de sel

La Paz > Rurrenabaque > Uyuni 

Le lendemain de l’ascension du Potosi, nous avons quitté La Paz (3400 mètres) pour la jungle amazonienne Bolivienne (400 mètres). Nous sommes montés dans un petit coucou à hélices pour un drôle de vol en « descente » ! Le paysage montagneux s’est transformé en désert puis en jungle luxuriante en moins de 45 minutes. Nous étions arrivés à l’aéroport international de Rurrenabaque !

Le changement de climat a été violent, à peine sortis de l’avion, nous étions déjà en sueur. Après avoir fait le tour des agences, nous avons décidé de partir pour 3 jours dans la « Pampa », ce qui impliquait de changer nos billets d’avion de retour et de prendre le prochain vol disponible, soit dans 5 jours.

Ici, la « Pampa », c’est une immense plaine herbeuse au milieu de laquelle serpente la rivière Yanaka qui attire de nombreux animaux (et touristes).

Arrivés au bord de la rivière, nous avons étés sauvagement accueillis par les moustiques… Jérôme s’est légèrement tendu à l’idée de passer 3 jours à s’asperger de produit et à se battre avec ces sales bestioles qui raffolent de son sang.

Hormis ce petit détail pénible, dès la première navigation nous avons été émerveillés par le nombre d’animaux, souvent étranges que nous avons pu voir. Tout d’abord, il y avait une multitude d’oiseaux, mais aussi des capybaras, sorte de gros cochons d’inde et plus gros rongeurs sur terre, des singes, des dizaines de caïmans et tortues, ainsi que des dauphins roses ( !).

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3 jours tranquilles, pendant lesquels nous avons arpenté la rivière de long en large, de jour comme de nuit et mangé comme 4, ce qui nous allait bien vu que nous étions un peu crevés après nos exploits sportifs.

Seules ombres au tableau :

  • Nous n’avons pas trouvé d’anaconda, malgré 2 heures à patauger dans des marécages avec des bottes qui prenaient l’eau
  • Les dauphins n’ont pas joué avec Elise qui s’est pourtant immergée dans une rivière noire, puant la vase pourrie et infestée de caïmans
  • Nous n’avons pas pêché de piranhas, malgré les morceaux de steak accrochés à nos hameçons
  • Les moustiques ne nous ont pas lâchés, Elise s’est même faite attaquer aux toilettes car elle avait commis l’erreur de ne pas mettre de répulsif sur les fesses !

 

Nous étions contents de ces 3 jours mais avec du recul, ce n’était pas une étape incontournable, compte tenu du fait qu’on n’y vient en avion (ou après 4 heures de bus sur une piste dangereuse) et que nous avons été bloqués 2 jours à cause du changement de billet d’avion. Nous en avons profité pour rattraper notre retard sur le blog, manger du poisson chat au marché, faire un footing et prendre de bons petits dej à la boulangerie française.

Le jour de notre départ, la météo en a décidé autrement… Vol annulé… Bloqués pour la 3ème journée d’affilée… Nous avons enfin pu partir le lendemain, direction La Paz pour une autre journée d’attente avant de prendre un bus de nuit vers la ville d’Uyuni.

Arrivé à Uyuni, enfin de l’action ! Nous sommes partis directement pour 3 jours de jeep à travers le désert avec Fernando (Brésilien), Geraldine (Neo-Z), Claudio (Italien) et Marjorie (Belge) et notre guide-chauffeur Illario (Bolivien). Nous avons commencé par le Salar d’Uyuni, plus grand désert de sel au monde (1500 km²). Bienvenue dans une immensité aveuglante de blancheur. 

 
 

Sur le Salar, quelques « îles » émergent, dont l’île « aux poissons », recouverte de cactus millénaires.

 

Le soir, nous avons dormi dans un hôtel de sel qui, comme son nom l’indique est fabriqué en sel, meubles compris.

Le lendemain, direction le désert du Sud Lipez pour admirer ses curiosités naturelles : des lagunes salées envahies de flamands roses.

 

Des « arbres de pierre » volcanique et autres lacs de toutes les couleurs, dus à la présence de minerais (attention au mercure !) et de sel. La région concentre la plus importante réserve de lithium au monde, pour l’instant peu exploitée.

 

Le dernier jour était également stupéfiant, nous avons découvert un paysage de « cocottes minutes », nous marchions au milieu de geysers de vapeur d’eau, la terre respirait fort ! En dessous, la boue mijotait, alors on se concentrait pour ne pas tomber !

  

Nous avons enchaîné avec une baignade dans les sources chaudes, l’occasion idéale pour se laver un peu car dans un désert à 4000 mètres, il n’y a pas beaucoup d’eau chaude !

Après la baignade, direction Uyuni (8 heures de route). Nous étions satisfaits de ce tour, les paysages étaient magnifiques et le service top pour 650 Bol pour 3 jours (70 €), mais on a moins apprécié le monde (une vingtaine de jeep avec 7 personnes qui se suivent en permanence) et les longs trajets en voiture.

De retour à Uyuni, nous avons juste eu le temps d’avaler un dernier steak de lama avant de monter dans le bus de nuit direction la frontière argentine. A 3 heures 30 du matin, nous étions arrivés… Au milieu de nulle part ! Les passagers descendaient du bus. Le temps de se réveiller, nous avons fini par comprendre qu’il y avait un blocage et qu’il fallait continuer à pied jusqu’à la gare de bus (10 km) ! Nous avons choisi de continuer à dormir dans le bus en attendant l’ouverture de la frontière d’où il ne nous restait « plus que » 7 heures de route avant de retrouver les parents de Jérôme (nous les avions prévenus que nous ne serions pas très frais !).

Après 20 jours passés en Bolivie, nous avons vu des paysages extraordinaires (montagne, désert, jungle), mais nous ne sommes pas sortis des sentiers battus peut être à cause du manque de temps. Du coup, nous n’avons pas particulièrement accroché avec les locaux et le pays ne nous laissera pas un souvenir impérissable.

Plus de photos dans la rubrique Photos

Dans le prochain épisode : Jérôme retrouve son Pôpa et sa Môman en Argentine…

Hasta luego !

Elisa y Jeronimo

5 réflexions sur “Sans transition, jungle et désert de sel

  1. Impressionnant ce désert de sel…et les photo montages sans montage. Puis la terre cocotte minute. ça fait cuisine insolite.
    Puis les frissons de votre marinade…pardon baignade. Il y a tous les ingrédients pour écrire un conte. les contes toujours cruels sont faits pour (s’)en sortir. Cette traversée reste un peu fantasmagorique. ..mais nos héros sont déjà loin.
    Bonne continuation

  2. Votre article me rappelle de bons souvenirs… Nous avions fait un passage éclair en Bolivie (à peine une semaine !) entre le Pérou et le Chili, afin de voir La Paz et surtout, surtout le salar d’Uyuni et le Sud Lipez. J’en garde un souvenir fantastique, ce fut sans aucun doute l’un des clous de notre voyage. Contrairement à vous nous n’étions pas retournés sur Uyuni ensuite, mais étions allés direction à San Pedro d’Atacama, au Chili. Plus d’infos et de photos ici :http://smilingaroundtheworld.com/2011/12/19/de-j34-a-j36-salar-duyuni-et-sud-lipez/
    Vos photos sont splendides en tout cas… Petite question, avec combien de décalage écrivez-vous vos articles ? Là par exemple c’était quand votre séjour en Bolivie ? Histoire que je m’imagine un peu mieux votre périple… 😉
    Bises et bonne continuation !

  3. Ping: En Bolivie, le soleil se lève à 6088 mètres | JETM2013

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