Nicaragua : un lac dans un volcan, sur le lac, un volcan…

Managua > Léon > San Jacinto > Jiquillio > Matagalpa > Masaya > San Jorge

A Managua, capitale du Nicaragua, nous avons retrouvé nos copains Alex et Chloé et en bons français, nous avons fêtés nos retrouvailles autour d’une bouteille de vin et d’un bon repas maison ! Ça nous faisait super plaisir de nous retrouver pour la première fois à voyager à 4.

Jiquillio3

Dès le lendemain matin, nous sommes partis en direction de Léon, une des plus belles villes du Nicaragua. La ville nous a plus, surtout pour ses jolies églises et son musée de la révolution Sandiniste, situé dans l’ancien palais présidentiel du dictateur Somoza.

Nous avons eu droit à une visite guidée par un ancien combattant révolutionnaire, présent sur les photos du musée avec impact de balle dans la fesse à l’appui. Nous avons rapidement été plongés dans l’histoire poignante et dramatique du pays. On ne va pas vous refaire toute l’histoire du Nicaragua mais ce qui nous a le plus marqué, c’est encore une fois l’influence des Etats-Unis sur la politique d’un autre pays. Après avoir soutenu la famille de dictateurs Somoza au pouvoir pendant 40 ans, armé les contras pour mater la révolution Sandiniste, les USA ont mis un embargo économique qui a ruiné le pays.

Léon étant située à proximité de plusieurs volcans, on a hésité entre l’ascension du Cerro Negro et sa descente en luge (600 mètres de dénivelé en 1 minute) et celle du Telika, dans le cratère duquel on peut voir de la lave. Après moult hésitations, nous avons choisi le Telika.

Volcano1

Dès le début de la randonnée, on a constaté que le volcan était bel et bien en activité, on a failli marcher sur de la boue bouillonnante.

Volcano2

Après une montée de 3 heures à un rythme d’enfer, nous sommes arrivés au sommet pour le coucher du soleil, le spectacle était au RDV, comme vous pouvez le voir !

Au fur et à mesure que la nuit tombait, nous apercevions des taches de lave au fond du cratère, qui se transformèrent en une trainée orange. Drôle d’impression que d’observer la Terre respirer et gronder !

La descente de nuit, toujours sur un rythme de fou a été des plus scabreuse mais à 22h30, nous étions de retour à l’hôtel, affamés, on attendait avec impatience notre « gallo pinto con huevos ». Faut dire qu’on n’avait pas très bien compris que « gallo pinto » ça veut juste dire « riz – haricots rouges », soit ce qu’on mangeait déjà depuis plusieurs jours matin, midi et soirs. Au Nicaragua, finies les tortillas, ici c’est le royaume du gallo pinto !

Jiquillio1Pour se reposer un peu, nous nous sommes ensuite dirigés vers la côte Pacifique à Jiquillio, un minuscule village de pêcheur et également un spot de surf secret. On a pris 2 planches pour 4 et on a assuré le spectacle sur la plage (déserte), on s’est fait retourner, brasser et expulser de la planche, avec quelques secondes debout !

En plus des sessions de surf mémorables, on en a profité pour faire un footing sur la plage, du hamac, des parties de trou duc’, des randonnées en plein soleil à la recherche d’un improbable restaurant, manger du poisson frais dès le petit dej’ et bien sûr, du gallo pinto !

Jiquillio2

Après 2 jours dans ce coin perdu, on a décidé de décoller mais on était le 19 juillet, 34ème anniversaire de la révolution Sandiniste et jour de fête nationale. Comme il y avait très peu de bus, on a fait du stop et le premier camion à s’arrêter fût le collecteur de poisson, le sac d’Elise en a gardé un doux parfum.

De retour à Léon, on s’attendait à assister à une grande fête nationale mais en fait, tout le monde avait migré (de gré ou de force) à Managua pour acclamer le discours du président, Daniel Ortega. Nous, on s’est contenté de regarder la chorée en son honneur à la TV (le culte de la personne est de mise pour le président).

Nous sommes ensuite partis dans le Nord du pays, à Matagalpa, capitale de la région productrice de café. La ville était plutôt agréable et animée mais comme il s’est mis à pleuvoir assez tôt dans la journée, nous sommes restés à bosser tranquillement à l’hôtel pendant qu’Alex et Chloé allaient randonner sous la pluie. C’est à ce moment qu’Elise a eu un « accident du travail », un mal de pied subit en pleine rédaction d’un article. Cet épisode a marqué le début d’une série d’événements pénibles au Nicaragua.

Dans le bus qui devait nous emmener à Masaya, on s’est fait voler le sac de Jérôme avec presque tous nos objets de valeur (voir article précédent pour plus d’infos). Du coup, on a du changer notre programme et quitter nos copains plus tôt que prévu pour aller refaire nos passeports à l’ambassade de France à Managua.

On a eu des passeports d’urgence dans la journée, valables 1 an, ouf ! On peut finir notre voyage ! Le lendemain, on les a fait tamponner par l’immigration pour pouvoir sortir du pays et on a retrouvé nos copains à Masaya.

Nous sommes allés nous baigner au Lago de Apoyo, un lac situé dans un volcan, joli endroit mais le cœur n’y était plus vraiment.

Lago de Apoyo

Dans la série « la poisse nous tombe dessus », Jérôme est tombé malade mais il a réussi à se forcer pour rallier notre dernière étape, San Jorge, au bord du lac Nicaragua et en face de l’île d’Ometepe. Pour une fois, on a pris un hôtel propre et confortable pour que Jérôme reprenne des forces.

L’île d’Ometepe est un site extraordinaire, elle est constituée de 2 volcans réunis par une langue de terre, posée sur un lac. La vue depuis la plage de San Jorge était assez impressionnante, surtout qu’on n’avait jamais vu un lac avec de telles vagues.

ometepe2

Après une heure de traversée, on est arrivé sur l’île et on a loué des vélos pour la journée. Bien que cet endroit vaille le détour, on ne peut pas dire qu’on ait pleinement profité de notre journée (pluvieuse), on avait le moral un peu trop bas.

Ometepe3On a donc pris la « ruta de evacuacion » vers le Costa Rica, bien contents de quitter le Nicaragua.

Nous ne garderons pas un très bon souvenir de notre séjour au Nicaragua, à cause du vol bien sûr mais, même avant on n’accrochait déjà pas avec le pays pour plusieurs raisons : on n’a pas rencontré de locaux sympas, les villes manquaient d’animation (surtout le soir) et la culture Nicaraguayenne ne nous a pas marqué (pas de bonne musique, ni de bonne nourriture typique comme au Mexique par exemple).

Malgré tout, on a décidé de ne pas se laisser abattre, de racheter tout notre matériel et de continuer à voyager (presque) comme avant tout en faisant vivre notre blog.

———————

Dans le prochain épisode : le Costa-Rica et le Panama

A bientôt !

Elisa y Geronimo

PS : Merci Alex et Chloé d’avoir eu la bonne idée de mettre vos photos sur Facebook (que nous utilisons pour illustrer cet article), avant d’avoir la mauvaise idée de mettre votre appareil photo dans notre sac…

6 réflexions sur “Nicaragua : un lac dans un volcan, sur le lac, un volcan…

  1. Ping: Sur les traces des Mayas, à la rencontre des Garifunas – Guatemala | JETM2013

  2. Ton accident de travail me fait penser au mien à Singapour. Comme quoi, l’écriture est un sport à risque. On a entendu des histoires similaires de sacs volés en Bolivie : sac à dos et gros backpack en soute !!! Donc soyez aussi vigilants là-bas. Pour ce qui est du matériel informatique rassurez-vous pas besoin de se les faire voler pour en changer. On va devoir racheter bientôt un 3eme appareil photo. 2 disques durs ont lâchés. Notre netbook a rendu l’âme. Il est entrain, on espere de vivre une seconde vie à l’ile maurice. La Go Pro est moins performante. Mon smartphone fait des siennes… Bref, bref, bref ! Comme disait un ami, ce n’est que du détail. L’aventure que l’on vit vaut mille fois tous ses petits tracas. On vous fait muito beijos do Brazil, un pays où il fait bon bourlinguer.

    • Hola Mel & Flo!
      Cool d’avoir de vos news et bien d’accord avec vous, cette aventure vaut bien quelques emmerdes…
      On vous attend pour le Machu Pichu, départ le 1er novembre a Cuzco! Ou là où le vent nous portera…

      Bizzz

  3. Oh wow! J’attendais avec impatience, de vos nouvelles. Je suis triste pour le vol du sac, les risques de l’aventure. Heureusement rien de grave! Amusez vous, profitez bien de votre sejour……..
    Je pense beaucoup a vous 2!
    Bizzzzz

  4. Merci les amis, ça fait du bien de savoir que tout va bien pour vous,mis à part ces petits ennuis de santé, mais on sait bien que Jérôme est un peu fragile 😉 Et qu’Elise pianote avec les pieds 😉 Cette affaire du sac est vraiment malheureuse et lamentable, il va falloir que je fasse encore plus gaffe. Je crois que pour moi aussi le Nicaragua se résumera à une traversée brève si je n’accroche pas, la moto étant un bon moyen d’être un plus indépendant des contingences de transport, et puis cela me permettra de m’attarder davantage sur la suite du périple.
    Allez bon courage à tous les deux, take care et prenez soin de vous.
    Bises à Elise et grosses poignades à Jérome.
    A bientôt vous relire, votre article est encore une fois formidable 🙂

    Amicalement, Philippe.

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